Bernard COAT

Bernard COAT

Les Caprices d'Anas

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 En version papier

 

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Présentation de l'éditeur

On a beau être optimiste et idéaliste, ce n’est pas une raison pour nous prendre pour des imbéciles... À son retour d’Afrique, où notre héros, le Robin des bois modernes, Bernard Balzac (initiales B.B.) a manqué se faire trouer la peau dans un pays hostile pour la conquête de son Graal inoffensif, une couleur rouge à nulle autre pareille, il va lui falloir essuyer les frasques de sa gentille et jolie cousine, Anaïs.
Entre affres métaphysiques et lyrisme urbain, il aimerait bien qu’on le laisse un peu seul avec sa sérénité. Peine perdue. Cet homme est résolument bon et sait pleurer comme les constructeurs de cathédrales. Entre une plongée en apnée dans les catacombes de Paris, à la découverte d’artistes plus que maudits et de personnages qui jouent les anges exterminateurs, et une mission de sauvetage auprès d’Anaïs, voilà un roman bien noir, où le tragique l’emporte sur la comédie. Les bonnes choses ont une fin, et elles tournent parfois au drame.

 

 

 

Préface « Les caprices d'Anaïs » par Fabio M.Mitchelli              

 

 

Après être resté en apnée pendant mon adolescence, dans les Univers d’Edgar Alan Poe ou de Stephen King et, bien plus tard, dans les textes de Thomas Harris, j’ai découvert un beau jour la littérature noire de Maurice G.Dantec. J’ai pensé à cet instant-là, que plus rien n’y aucun autre auteur ne pourrait me procurer un tel vertige de lecture. Et puis, il y a les auteurs comme Bernard Coat que l’on rencontre un jour, que l’on découvre, que l’on lit.

La plume de Bernard Coat est de celles qui me parlent, que je ressens, que j’affectionne car elles impriment en moi, au fil de leurs lectures, des images, des travellings, des plans-séquences. Cela, peut-être, est-il dû au fait que l’auteur soit avant tout un scénariste de talent, avec pour références de nombreuses collaborations pour de prestigieuses institutions, le cinéma ou bien encore des émissions de variétés télévisées. Son écriture reste aérienne, transparente, parfois très sombre. On retrouve aussi dans les dialogues de ses récits de vraies perles métaphoriques, on y sent aussi bien la patte d’Audiard que celle de Balzac.

La narration de Bernard Coat est atypique, parfois hypnotique. Tantôt simple, tantôt utile, parfois « rentre-dedans ». La richesse du vocabulaire de Bernard Coat vaut son pesant d’or et donne ses lettres de noblesse à son roman intitulé « Les Docks de Sang » ; un illustre roman noir, social, intriguant. Cet ouvrage semble être un étrange hybride cinémato-littéraire, issu de l’accouplement de « Fight club » de David Fincher, et de « Usual suspect » de Bryan Singer.

La faune éditoriale à encore beaucoup de chemin à parcourir, beaucoup de chasseurs de têtes à recruter. Existe-t-il encore beaucoup d’individus tels que Bernard Coat ? Y-a-t-il encore beaucoup d’auteurs de cette trempe, noyés dans la masse, laissés dans l’ombre, des auteurs qui possèdent de vraies pépites dans leurs tiroirs, de vrais langages et de vraies dentelles littéraires dans leurs crânes ? La réponse est oui, et Bernard COAT  en est la parfaite émergence. Il représente, à mon sens, un vrai talent ; la prouesse d’une plume excellente comme il me plaît d’en lire, d’en découvrir et d’en parler.

 

Vous découvrirez au fil de ce roman comment, de manière surprenante, le style narratif de l’auteur vous emmaillotera comme l’arachnide le fait avec ses proies. Vous découvrirez pourquoi au terme de cet ouvrage, vous relirez un jour, peut-être demain ou la semaine suivante, « du » Bernard Coat.

Cet ouvrage, passé entre mes mains avant même son édition, m’a fait prendre conscience que le talent ne se cache pas forcément dans les supermarchés, sur des rayons près des paquets de lessives ou des flacons d’eau de toilettes (Dixit l’auteur tel un message subliminal). Non, le talent ne se trouve pas forcément sous les feux de la rampe, à la radio ou sur un plateau télé. A la lecture du Roman noir d’Anaïs, j’ai plongé dans la grâce, la subtilité. La beauté et la justesse de ces phrases-là m’ont parfois bouleversé. J’ai eu l’occasion de passer par différentes phases émotionnelles, par différents paliers sur l’échelle des sensations.

« Les caprices d'Anaïs » est une ode à l’humanité. Des personnages bouleversants, charismatiques même, vont et viennent dans une atmosphère assez lourde, presque irréelle et pourtant, si proche de notre réalité. Les tourments de l’homme, ses extravagances, ses viles facettes et sa miséricorde, la vie, la mort, sont dépeints ici dans le raffinement et la virtuosité d’un lyrisme éloquent.

Un pur moment de bonheur, une valse littéraire…

 

 

Fabio M.Mitchelli

 

 

 

Extrait 1

 

 

La matinée de la descente sur la terre ferme et les jours qui suivirent resteront à jamais gravés dans ma mémoire d’homme.

 

Les marins ne descendirent pas à terre, ayant hâte de rejoindre Djibouti et ayant reçu quelques consignes de prudence, mais s’appuyèrent contre le bastingage fringués de propres et munis de courtoisies, me faisant penser gentiment aux personnages homosexuels des publicités pour parfums de Jean-Paul Gautier, l’aimable couturier s’inspirant lui-même du héros de « Querelle de Brest » de Jean Genet qui ont également en commun d’apprécier le vélo pour un régime sans selle.

 

J’ouvre ici une parenthèse de réalité noire et monstrueuse et la refermerai lorsque j’apercevrai les contours enchantés de la ville des Lumières, quelques signes m’indiquant déjà sa proximité.

 

 

 

Extrait 2

 

 

Enfant, les psychologues eurent la plus grande peine du monde à diagnostiquer mon mal-être, mon comportement. Celui-ci consistait principalement à m’évader silencieusement  dans quelques rêveries tenaces, délicieuses et impénétrables pour les autres afin de m’isoler pour ne point entendre les geignardises, les réflexions plus stupides et teigneuses que puériles de mes petits collègues de l’école primaire. Ils m'étiquetèrent alors sous le terme générique et flatteur « d'autiste à intelligence précoce » ; ils parlèrent aussi je m'en souviens comme d’avant-hier, du tout nouveau syndrome d'Asperger, sauf que ma motricité fut alors parfaite car je taquinais le piano au conservatoire quasi comme Abdel-Rahman El Bacha attaquant une mazurka de Chopin ; je ne dus mon arrêt intempestif de l’étude de cet instrument qu’à cause des fréquentes fuites urinaires de Madame ma professeure. C’est donc de façon précoce et pour le monde entier que j’élevais bien haut ma pancarte de manifestant silencieux sur laquelle était inscrit : «  Mort aux cons ! ».

 

 

 

 


19/03/2016


On the Waterfront

                              

 

 

 


                                

 

 

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Bernard COAT est un auteur français né à Brest .

www.bernard-coat.fr

Il quitte Brest sa ville natale après avoir fréquenté l’école des Beaux-arts et le conservatoire de musique pour "monter" à Paris, et suivre des études de cinéma. Il exerce alors divers métiers dans le secteur audiovisuel. Outre des postes de techniciens, il écrit alors des scénarios des films pour des sociétés événementielles. Passionné de littérature depuis l’enfance, attiré par toutes les formes artistiques, il décide de se consacrer à l’écriture.

En 2010, deux ouvrages seront édités. Tout d’abord aux éditions Ex Æquo de l’ex éditrice Laurence Schwalm, parution d’un roman noir social intitulé « Du sang sur les docks » dont l’action se situe dans un port de Bretagne, précisément à Brest. Le héros est le bien curieux B. Balzac qui bien malgré lui, aide la police dans un trafic sordide, l’humour du héros et le style d'écriture renverse la tendance noire du sujet. Une trilogie est prévue.

Édité également aux éditions d’Art Jos le Doaré de Châteaulin dans le Finistère, pour une bande dessinée polar intitulée « Lili sur les quais » qui se déroule également dans la ville de Brest avant l'arrivée du tramway et dans laquelle l’auteur y mêle, intrigues et sujets d’actualités comme l'anorexie. Pour ce faire, il a collaboré avec le dessinateur Marcel Morote dit MOR passionné d’Histoire.

 

Cette bande dessinée est parue en octobre-novembre 2011, un second tome des tribulations de B.Balzac est sorti en novembre 2011 et s’intitule « Le roman noir d’Anaïs ». Une suite est aussi prévue pour la bande dessinée intitulée "Lili sur les quais".

Aujourd’hui, Bernard Coat partage sa vie entre la France, dans le département du Lot, son Finistère natal et de fréquentes visites du côté de l'océan indien.

Son premier roman " Du sang sur les docks" était numéro un des ventes e-book en France durant deux mois en février et mars 2012, ce roman est aujourd'hui traduit pour les U.S.A.

Le second roman intitulé "Le roman noir d'Anaïs" sorti en novembre 2011 est couvert d'éloges par les critiques.
Déjà une traduction en espagnol est prévue pour ce dernier.

Actuellement, Bernard COAT travaille sur deux romans et un film cinéma.
Peut-être viendra t-il un jour vivre et écrire à New-York, l'un de ses rêves.

L’on peut trouver sa BD, livres et e.book chez Amazon.com ou Amazon.fr et chez tous les bons libraires

 

 

As a tribute to the cinema and literature of the united states of America.

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

                                      


 


04/03/2014


BD Lili sur les quais

Lili est une jeune femme solitaire qui vit dans une pension de famille sur le port de commerce d"une ville de l'ouest de la France.

Excepté un oncle, elle ne connaît pas grand-chose de sa filiation et c'est bien là tout son soucis.
Elle se démène pour amasser le plus de renseignements possible sur sa vie.
Ses propres investigations ne mènent à rien sinon à d'amères désillusions. C'est à son insu que le cours des événements va se modifier. Des personnages agissent dans l'ombre, ceux-ci sont amis ou ennemis, ou pire encore...
elle va retrouver les membres de sa famille avec joie et émotion pour son père et sa soeur jumelle dont elle ignorait l'existence, elle fréquentait sa mère sans le savoir, une mère dépourvue de sentiments qui sera à l'origine des heures sombres des principaux personnages de ce récit.
                                                                                                         
Bernard COAT

                                
 

 Avertissement et explications sur les Proanas :

 

 Les «proanas» invitent filles et jeunes femmes à devenir anorexiques et les conseillent.
Sur certains sites du Web : «Prenez de la coke, même si c'est cher, ça fait maigrir !» ou «On lui voit les os, c'est trop beau».
Certaines personnes ou blogs n'hésitent pas à créer une sorte de «culte de la minceur». Il existe de réelles sectes relevant de la dictature. Seule une façon de penser est autorisée. Les anorexiques sont supérieures, les autres sont des moins que rien pleines de graisse. Les filles ou autres groupes qui créent ces sites n'hésitent pas à conseiller les nouvelles filles voulant devenir anorexiques pour accéder au mannequinat. Influencer une adolescente en détresse est facile: surtout quand la société est de votre côté. Il y a quelques mois, l'Espagne, pays de la «Movida» a interdit un défilé devant se dérouler à Madrid pour la simple et bonne raison que certains organisateurs estimaient que des jeunes femmes étaient en danger de mort.

                                                                                                                       Bernard COAT

 
 
         
       
 
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30/08/2013


Par ailleurs ...

 


 

      

     

 

Bernard COAT, Polars Bretons à dimension internationale

 

Bernard COAT (ou Bernard COAT L.) est un auteur français né à Brest le 08 septembre 1958. 

www.bernard-coat.fr 

Il quitte Brest sa ville natale après avoir fréquenté l’école des Beaux-arts et le conservatoire de musique pour "monter" à Paris, et suivre des études de cinéma. Il exerce alors divers métiers dans le secteur audiovisuel. Outre des postes de techniciens, il écrit alors des scénarios des films pour des sociétés événementielles. Passionné de littérature depuis l’enfance, attiré par toutes les formes artistiques, il décide de se consacrer à l’écriture. 

En 2010, deux ouvrages seront édités. Tout d’abord la parution d’un roman noir social intitulé « Sur les docks » dont l’action se situe dans un port de Bretagne, précisément à Brest. Le héros est le bien curieux B. Balzac qui bien malgré lui, aide la police dans un trafic sordide, l’humour du héros et le style d'écriture renverse la tendance noire du sujet. Une trilogie est prévue. 

Édité également aux éditions d’Art Jos le Doaré de Châteaulin dans le Finistère, pour une bande dessinée polar intitulée « Lili sur les quais » qui se déroule également dans la ville de Brest avant l'arrivée du tramway et dans laquelle l’auteur y mêle, intrigues et sujets d’actualités comme l'anorexie. Pour ce faire, il a collaboré avec le dessinateur Marcel Morote dit MOR passionné d’Histoire. 

 Cette bande dessinée est parue en octobre-novembre 2011, un second tome des tribulations de B.Balzac est sorti en novembre 2011 et s’intitule « Les caprices d'Anaïs ». Une suite est aussi prévue pour la bande dessinée intitulée "Lili sur les quais". Aujourd’hui, Bernard Coat partage sa vie entre la France, dans le département du Lot, son Finistère natal et de fréquentes visites du côté de l'océan indien. Son premier roman " Du sang sur les docks" était numéro un des ventes e-book en France durant deux mois en février et mars 2012, ce roman est aujourd'hui traduit pour les U.S.A. Le second roman intitulé "Les caprices d'Anaïs" sorti en novembre 2011 est couvert d'éloges par les critiques. Déjà une traduction en espagnol est prévue pour ce dernier. Actuellement, Bernard COAT travaille sur deux romans et un film cinéma. Peut-être viendra t-il un jour vivre et écrire à New-York, l'un de ses rêves. 

L’on peut trouver livres et e.book chez Amazon.usa ou Amazon.fr 

 

 

03/28/13, Bernard Coat's Last Historical Novel
La Nuit des Longs Batons

Ce mois de juillet de l'année 1966, était l'un des plus tristes faits de l'histoire culturelle de l'Argentine, "La nuit des longs bâtons". La dictature organisa une répression terrifiante sur les enseignants et les étudiants des facultés de Buenos Aires. Cette répression encouragea la délation. les enfermements et tortures comme moyens pour une solution finale menant vers le chaos. Hormis les atrocités quotidiennes, le résultat fut la révocation et la démission de plus de 700 enseignants qui quittèrent le pays pour poursuivre leurs carrières à l'étranger. Ces jours-là, un homme tourmenté, le professeur d'université Galvano, découvrit à ses dépens la perversité des hommes, d'un système. Une terrible réalité dépassant encore une fois la fiction.

www.bernard-coat.fr 

 

 

 

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06/12/2012


Les Docks de Sang

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Voici la réédition papier pour les " Docks de sang" suivi de " La nuit des longs bâtons".

 

 

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Version numérique pour " Les docks de sang" 

 

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Présentation de l'éditeur

Lassé du monde, Bernard Balzac, héros atypique, plonge malgré lui dans les eaux troubles d’une intrigue morbide, dans les eaux souillées du port de Brest, sa ville natale où il est venu se reposer et peindre, quelque part dans les brumes et les embruns. Comme un fil-de-fériste, oscillant entre rêves et réalités, il se démène dans un quotidien où les hommes ne sont ni bons, ni libres, ni heureux. Il est alors happé dans les méandres d’une enquête policière dont les indices semblent tisser autour de lui une toile sombre et dangereuse. Il va devoir côtoyer le pire, et révéler des secrets qu’il aurait été préférable d’ignorer. 
C’est l’occasion pour l’auteur de laisser libre cours à sa veine lyrique, à son humour parfois caustique, à son optimisme défiant un quotidien glauque qui revient comme une violente lame de fond. C’est beau à lire comme une tempête.

 

 

 

Extrait :

 

Claude, le plus jeune, m'adresse la parole avec une certaine retenue, non pas par timidité mais pour cause de pauvreté de vocabulaire ; ce garçon n'a pas connu l'enseignement obligatoire, n'a eu ni le temps ni le loisir pour devenir autodidacte et ses précepteurs de parents lui apprirent uniquement le langage des beignes jusqu'à l'âge de douze ans, époque à laquelle il quitta pour son bien, les deux Thénardier. Il rejoignit la communauté des jeunes gens en errance, les années passèrent et la vie lui fit le don mérité d'une compagne imperturbable, sa bonne humeur.

 

 

 

 

  

 

 

 

 

Cet ouvrage fut déjà numéro un des ventes e-book à la FNAC.

 


 

 

 

 

 

Referencement

 

 

 




22/12/2015


Voleurs de filles

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Version papier et e-book

 

    NUMERIKLIVRES                  AMAZON                         FNAC                                                                         

 

 

 

 

Cette histoire est tirée d’un fait réel. Amy, jeune adolescente noire de Montgomery, ville de l’état d’Alabama, est kidnappée par un gang de criminels alors qu’elle rentre du collège. Elle sera séquestrée avec d’autres filles ramassées comme elle et entassées dans un chalet minable à l’écart de la ville, dans des conditions d’horreur absolue. Il est prévu qu’elles soient vendues en Asie pour alimenter des réseaux de prostitution, ou d’esclavage sexuel. L’oncle d’Amy, aidé de son associé blanc, va, en marge de l’enquête policière, tout tenter pour retrouver la jeune fille. Mais le temps est compté… Dans cet état sans foi ni loi, englué de racisme et de corruption, s’agitent des personnages dénués de scrupules, de véritables fous furieux, comme « le rat », le tortionnaire des jeunes captives. D’autres s’accrochent à des bribes d’humanité. Quoi qu’il en soit, ce roman très noir où la violence le dispute à l’action, est une peinture sociale de l’odieux et de la bêtise humaine.

 

Extrait :

 

 

Kirk regardait à travers le pare-brise sale. Ils avaient traversé plusieurs quartiers sans s’arrêter, il semblait que Bruce n’avait aucune idée d’où il allait. Kirk l’avait harcelé de questions, mais la réponse de son cousin était invariablement la suivante : « Tu verras, et une fois que tu auras vu, tu la fermeras. » Le véhicule roulait lentement, personne dans la rue, à l’exception d’une écolière marchant la tête baissée, son sac à dos pesant sur les épaules.

 

Bruce avait arrêté le véhicule, Kirk le regarda avec surprise. Son cousin mit le levier de vitesses au point mort, laissa le moteur en marche, ouvrit la porte. Amy prit le dernier virage avant d’arriver à la maison. Marchant avec entrain, elle leva la tête, elle ne voulait pas renoncer à son amitié avec Tania. Laisser tomber leur amitié à cause d’une stupidité. Qui était cette Mandy de toutes les façons ? Comme elle passait devant la vieille maison de la commère du quartier, Mme Bilbaker, Amy remarqua un véhicule jaune venir dans la direction opposée à sa marche. Trois hommes ‒ deux blancs et un noir ‒ étaient assis dans la cabine. Le conducteur, un blanc joufflu portait une casquette style base-ball, un jeune au milieu semblait se parler à lui-même et un homme noir corpulent avait la figure aplatie contre la fenêtre passager.

 

Les grands yeux de l’adolescente erraient sur le van jusqu’à ce qu’elle pût lire les lettres sur la portière, « Nettoyage Furvale ». Le véhicule s’approcha, s’arrêta à côté d’Amy. Souriant, le conducteur ouvrit la porte, descendit, fit un pas vers elle. Amy gardait les yeux fixés sur Bruce, elle avait dû lever la tête pour bien voir son visage. Elle prit un peu de recul. Il souriait, elle pouvait voir son nez tordu, ses dents tachées. Un sentiment de malaise s’empara d’elle. Pourquoi est-il sorti de la voiture ? Pourquoi n’a-t-il pas posé sa question ? Pourquoi s’approche-t-il si près ? Ses yeux s’agrandirent alors qu’elle fixait ce type si laid. Son sourire avait disparu pour faire place à un rictus vicieux. Elle voulut hurler, mais la main sale de l’homme plaqua sur sa bouche un chiffon qui exhalait une odeur douce qui piquait les narines d’Amy. Bruce se dirigea vers l’arrière du van, ouvrit la portière, et Jeff, serrant la jeune fille contre lui, la jeta sans ménagement sur le plancher de métal. Elle heurta des seaux et des balais. L’arrière de sa tête cogna durement le bord d’un escabeau, mais aucun cri de douleur ne s’échappa de sa bouche. Bruce claqua la porte et verrouilla la poignée. Jeff se pencha et frotta sa jambe.

 

— Merde, cette salope m’a donné un sale coup.

 

Bruce souriait méchamment

 

— C’est une battante, n’est-ce pas ?

 

Son coéquipier le regarda brusquement.

 

— Ils vont l’apprécier, j’ai entendu dire qu’ils n’aiment pas trop les filles trop molles.

 

 

 

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08/04/2016


Perversions

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"Perversions" aux éditions du 38.

Cet ouvrage est disponible sur les plates-formes de vente en numérique et chez tous les bons libraires ( isbn /9782374530635) .

 

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Perversions. ( Texte de la 4ème de couverture)

 

Brillante avocate parisienne, battante et sensible, Mia a apparemment tout pour réussir. Mais les apparences sont parfois trompeuses. Tourmentée par un divorce encore douloureux, une mère disparue quelques années plus tôt, et un maniaque de la pire espèce qui ne lui laisse aucun répit, Mia va se retrouver entraînée dans une spirale infernale. Les pervers sont partout, et il est souvent difficile de les identifier. Alors méfiance !

 

 

 

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Extrait :

 

 

Quand elle arriva à quelque cent mètres de son travail, il était là à l’attendre. C’est ce qu’il sembla à Mia, qui le repéra immédiatement au coin de la place de la République et du boulevard du Temple. Elle sentit qu’il l’observait de ses yeux sombres, plus froids que le vent de cette fin novembre qui ébouriffait ses cheveux blonds, tandis qu’il serrait les poings dans les poches de son blouson de cuir Buffalo. Est-ce qu’elle le connaissait ?

Quand elle se rapprocha, il bougea légèrement et elle vit sur sa bouche une sorte de sourire comme celui d’un pantin articulé. C’était un sourire calculé dépourvu de toute chaleur, sans répondre au hochement de tête presque imperceptible qu’il lui adressa lorsque leurs regards se croisèrent. Un sourire plein de mystères, réalisa-t-elle, en se détournant brusquement pour monter vivement l’escalier, soudain prise de frissons.

Mia sentit que l’homme marchait derrière elle, d’un pas assuré dont les vibrations commençaient à lui traverser tout le corps. Elle arriva en haut des marches, poussa la lourde porte ; l’étranger s’arrêta au sommet de l’escalier, son visage apparaissant et réapparaissant à chaque rotation de la porte, avec toujours ce sourire malsain sur les lèvres.

Je suis la Perversité, murmurait le sourire.

Mia entendit une sorte de halètement s’échapper de ses propres lèvres et se rendit compte, d’après les pas traînants qu’elle devina derrière elle sur le sol en marbre, qu’elle avait attiré l’attention d’un des vigiles. Elle se retourna, regarda l’agent s’approcher prudemment.

— Quelque chose ne va pas ? questionna-t-il.

— Il y a un homme, là, dehors, qui me paraît étrange.

Le vigile tourna la tête vers la porte ; Mia suivit lentement son regard. Il n’y avait personne.

— Je crois que j’ai des visions, dit Mia pour s’excuser, soulagée de voir que l’homme, quel qu’il fût, était parti.

— L’homme vérifia l’identité de Mia bien qu’il sût parfaitement qui elle était, la faisant passer à travers le détecteur de métaux comme il avait l’habitude de le faire tous les matins depuis les attentats qui endeuillaient la capitale.

Mia se levait à huit heures moins le quart, prenait une douche, enfilait les vêtements qu’elle avait préparés la veille au soir, puis avalait un petit-déjeuner, pour s’asseoir derrière son bureau une heure après, avec son PC ouvert devant elle sur le programme de la journée, à côté de ses dossiers empilés. Si elle se trouvait dans la phase d’instruction d’une affaire, il y avait une multitude de détails à étudier, des stratégies à mettre en place, des questions à formuler : une bonne avocate ne posait jamais de question dont elle ne connaisse la réponse par avance. Mia Cruz n’aimait pas les surprises durant les audiences. Elle réglait ses affaires comme si elle apprenait une chanson par cœur. Après la leçon retenue, elle s’installait avec une tasse de café et un croissant à la confiture d’abricot pour lire le journal. C’était un rituel.

L’étranger aux cheveux bruns et au sourire diabolique s’imposa brutalement à sa mémoire. Je suis la Perversité, ricanait-il, sa voix rebondissant sur les murs dénudés du bureau.

Mia reposa le journal, parcourut la pièce des yeux. Des tables en noyer plus ou moins éraflé étaient disposées le long des murs d’un blanc terni. Il n’y avait aucun tableau, ni paysage, ni portrait, rien qu’une vieille affiche encadrée de Sur les Quais de Grémillon scotchée sur le mur en face de son bureau. Des livres de droit occupaient des étagères métalliques tristement utilitaires. On aurait pu ôter et déménager tout cela en quelques minutes.

Mia partageait la pièce avec Charly Jean et Barbara Noël, ses associés, qui allaient arriver d’ici une demi-heure. En tant qu’actionnaire majoritaire, c’était à Mia de prendre les décisions importantes concernant le fonctionnement du bureau. Vers neuf heures et demie, les étages seraient aussi bruyants que le stade d’Anfiels Road, c’est du moins ce qu’il semblait à Mia qui avait l’habitude de savourer ces quelques instants de paix et de tranquillité avant que tout le monde arrive.

Aujourd’hui, c’était différent. L’homme l’avait déconcertée. Qu’y avait-il donc de si familier en lui ? En vérité, elle n’avait pas bien vu son visage, n’ayant aperçu que son sourire inquiétant, et elle aurait sûrement été incapable de le décrire pour établir un portrait-robot. Pourquoi être obsédée par cet homme ?

Mia reprit sa lecture.

— Tu es bien matinale.

La voix masculine lui parvint de la porte ouverte.

Mia ne leva pas les yeux. C’était inutile. Si la forte odeur d’eau de toilette pour femmes n’avait pas suffi à trahir Charly, son ton de fanfaron l’aurait fait. Tout le monde commérait dans les bureaux spécialisés que la liste de ses succès d’alcôve était plus longue que celle de ses succès au tribunal. C’est la raison pour laquelle Mia s’était toujours appliquée à maintenir une certaine distance avec cet avocat d’une quarantaine d’années.

— Je peux faire quelque chose pour toi, Charly ?

Le personnage fut devant le bureau de Mia en trois enjambées.

— Dis-moi ce que tu es en train de lire.

Il se pencha pour jeter un coup d’œil par-dessus son épaule.

— Ne me dis pas que tu te délectes de la rubrique « People » !

— Charly, je suis vraiment occupée…

— C’est ce que je vois.

— Non, c’est vrai, lui dit Mia, observant brièvement son visage d’une beauté presque vulgaire, rehaussée par le bleu marine de ses yeux. Il faut que je sois au tribunal à dix heures et demie.

Il consulta sa montre à gousset comme un dandy de la belle époque.

— Tu as largement le temps.

— Le temps qu’il me faut pour mettre mes idées en ordre. Tu peux me laisser tranquille ?

— Je suis sûr qu’elles le sont déjà, dit-il, s’appuyant sur le bureau, étudiant son propre reflet narcissique dans la vitre de la fenêtre située derrière elle.

Il effleura une pile de papiers soigneusement rangés.

— Je parie que ton esprit est aussi bien ordonné que ton bureau.

Le mouvement de sa bouche rappela aussitôt à Mia l’étranger au sourire menaçant.

— Regarde-toi, dit Charly, tu n’es pas loin du « nervous breakdown »…

Il caressait le plateau de la table, traçant de petits cercles, l’effet en était presque hypnotique. Elle se leva pour se diriger vers la bibliothèque.

— Je crois que tu ferais mieux de partir pour que je puisse travailler un peu. Je dois faire ma plaidoirie finale dans l’affaire Irène Joubert et…

— Irène Joubert ? La fille qui dit avoir été violée…

— La femme qui a été violée, rectifia Mia.

Le rire de Charly envahit l’espace qui les séparait.

— Bordel, Mia, elle n’avait pas de culotte ! Tu crois qu’un jury va déclarer coupable de viol un type qui a violé une femme qu’il a rencontrée dans un bar et qui ne portait pas de culotte ? Le fait qu’elle ne porte pas de culotte pour aller dans un bar réputé pour les rencontres m’a tout l’air d’un consentement tacite.

— Et un couteau sur la gorge, c’est comme ça que tu vois des préliminaires érotiques ?

Mia secoua la tête avec tristesse. Si elle ne parvenait pas à persuader ses collègues que l’accusé était coupable, comment pouvait-elle espérer convaincre des jurés ?

— Je ne vois aucune marque de culotte sous cette jupe, dit Charly. Dites-moi, maître, portez-vous une culotte ?

— Ça suffit, lui répondit Mia d’un ton cassant.

Le bleu marine des yeux de Charly se durcit tandis que le timbre de son rire emplissait de nouveau la pièce.

— Je te charrie, voyons ! Je sais très bien que tu peux te battre contre n’importe qui.

Il se dirigea vers la porte.

— Je vais te dire : s’il y a quelqu’un capable de gagner ce procès, c’est bien toi.

— Merci, lança Mia tandis que la porte se refermait.

Elle alla à la fenêtre, contempla la rue d’un regard vague. Elle n’aimait pas les bâtiments modernes, fades et communs, trop éloignés des architectures typiques de Paris. Elle regarda le ciel, lourd de grisaille et de menaces. Le téléphone sonna. Il n’était que huit heures. Elle décrocha.

— Mia Cruz, dit-elle simplement.

— C’est Ava, dit la voix, je te dérange ?

— Jamais, répondit Mia à sa sœur aînée, imaginant le sourire de la femme, la chaleur de ses yeux pleins de bonté. Je suis contente que tu m’appelles.

Mia avait toujours comparé sa sœur à l’un de ces délicats dessins de Degas représentant des danseuses, aux contours pleins de douceur et de flou. Même sa voix était douce. Les deux femmes avaient sensiblement la même forme de visage, étaient toutes deux grandes et minces. Ses cheveux blonds, mi-longs, étaient plus foncés que ceux d’Ava, sa silhouette moins souple et plus anguleuse. C’était comme si l’artiste avait fait deux fois la même esquisse, l’une au pastel et l’autre à l’huile.

— Quoi de neuf ? questionna Mia. Comment vont les enfants ?

— Les jumelles sont superbes. Bernie me demande souvent quand on te reverra.

Mia sentit sa mâchoire se contracter. Le mari d’Ava, Bernie, était un homme d’affaires, un fils à papa qui détestait les bavardages des avocats.

— Comment va ton mari ? s’enquit-elle quand même.

— Bien. Ses affaires marchent très bien malgré la conjoncture, ou peut-être grâce à elle. De toute façon, il ne se plaint pas. On aimerait que tu viennes dîner demain soir, et s’il te plaît, ne me dis pas que tu es déjà prise.

Mia eut envie de rire. Quand donc avait-elle eu un rendez-vous pour la dernière fois ? Quand était-elle sortie un soir sans que cela ait plus ou moins rapport avec son travail ?

— Non, je n’ai pas d’engagement, répliqua-t-elle.

— Bon, alors tu viens. Je ne te vois pas assez ces temps-ci. Je crois que je te voyais plus quand je travaillais.

— Alors, reprends ton travail.

— Jamais de la vie. En tout cas, demain à sept heures. Papa sera là.

Mia sourit au téléphone.

— À demain.

Elle raccrocha en entendant un cri de bébé pleurnichard. Elle imagina Ava se précipitant, se penchant avec bienveillance sur le berceau des jumelles et veiller à ce que le petit garçon de trois ans qui était dans ses jambes reçoive lui aussi toute l’attention requise.

Elle retourna s’asseoir à son bureau, s’efforçant de se concentrer sur la matinée qui s’annonçait, priant de parvenir à prouver que son couillon de collègue, Charly, s’était trompé. Elle savait qu’il était quasiment impossible d’obtenir une condamnation dans cette affaire. Elle devrait se montrer particulièrement persuasive.

— Chaque année en France, 75 000 femmes sont victimes de viol, soit une victime toutes les sept minutes, commença-t-elle, répétant son discours dans son bureau.

Elle respirait profondément, préparant déjà son argumentation, quand Barbara Noël arriva quelques minutes plus tard.

— Comment ça va ?

Mesurant un mètre quatre-vingt, avec des cheveux roux flamboyant qui ondulaient le long de son dos, Barbara avait l’air d’être la version anthropomorphique d’une carotte.

— On s’accroche.

Mia consulta sa montre ; à la différence de celle de Charly, il s’agissait d’une simple Lip avec un banal bracelet de cuir noir.

— Écoute, j’aimerais que Charly et toi vous vous chargiez de l’affaire de drogue Suarez, quand elle passera en jugement.

L’expression de Barbara trahit une légère incompréhension.

— Je croyais que tu voulais prendre ce dossier ?

— Je suis débordée. De plus, vous êtes tout à fait capables de vous en charger. Je serai là si vous avez besoin d’aide.

Barbara Noël ne parvint pas à réprimer un sourire de satisfaction.

— Tu veux un café ? proposa-t-elle.

— Si je bois encore du café, je serai obligée de demander à m’éclipser de la salle d’audience toutes les cinq minutes pour aller faire pipi. Tu crois que ça me gagnerait la sympathie des jurés ?

— Tu as vraiment l’esprit pratique, sourit Barbara.

 

*****

 

L’une des secrétaires, une petite femme ratatinée à qui l’on aurait pu donner aussi bien vingt ans que quarante, passa la tête par la porte entrebâillée, ses longues boucles d’oreilles dorées lui tombant presque sur les épaules.

— Corinne Delgado est là, annonça-t-elle avant de reculer d’un pas, comme si elle s’attendait presque à ce que Mia lui jette quelque chose à la figure.

— Qu’est-ce que vous voulez dire par : elle est là ?

— Je veux dire qu’elle est de l’autre côté de la porte. Apparemment, elle ne s’est pas arrêtée à la réception. Elle dit qu’elle doit vous parler.

Mia parcourut son carnet de rendez-vous.

— Nous n’avons rendez-vous qu’à quatre heures. Vous lui avez dit que je devais être au tribunal dans quelques minutes ?

— Elle n’a pas l’air bien.

— Ça ne m’étonne pas, constata Mia, en se représentant une femme sauvagement battue et violée. Emmenez-la dans la salle de réunion, vous voulez bien ? J’arrive tout de suite.

— Tu veux que j’aille lui parler ? proposa Barbara.

— Non, je m’en charge.

La salle de réunion était petite, sans fenêtre, occupée en son centre par une vieille table en noyer et huit chaises dépareillées. Les murs étaient du même blanc que les autres bureaux, il y avait au sol un tapis multicolore aux couleurs vives pour essayer d’égayer l’ensemble.

Corinne Delgado se tenait à l’entrée. Son teint était si diaphane qu’il prenait des aspects verd