Bernard COAT

Bernard COAT

La Nuit des Longs Bâtons

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Ce thriller historique  mérite quelques explications et est préfacé par Alex Nicol. Vous pouvez voir son site en cliquant sur le lien suivant : Enquêtes en Bretagne

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 Préface :

 

Lorsque des camps de la mort nazie les quelques rescapés purent regarder le soleil en face, le monde entier cria : « plus jamais ça ! »
Pourtant, la folie meurtrière qui anime le cœur des hommes reprit le dessus sur la civilisation et l’horreur s’exprima avec tout ce qu’elle a d’indicible dans le continent sud américain.
Une fois encore la mécanique implacable de déshumanisation des intellectuels fut érigée en mode de pensée politique et la mort se devait d’être au rendez vous de ceux qui pensaient différemment.
Pas une mort rapide, expéditive ; non, un raffinement de cruauté où la torture mentale et physique devait venir à bout de toutes les convictions.
C’est cette lente descente aux enfers de la pensée unique que Bernard Coat nous conte avec ce talent de scénariste qui est le sien : des petites phrases courtes, incisives, sèches comme des coup de fouet ; des verbes qui jonglent entre le présent et le passé comme si le temps n’était plus une variable à prendre en compte ; des dialogues diaboliques entre la logique irrationnelle du bourreau et la foi en l’humanité de la victime.
On ne sort pas indemne d’un texte tel que celui là. Du reste, on a du mal à se mettre dans la peau du personnage avec lequel pourtant on partage les mêmes valeurs. Mais face à l’écrasante destinée qu’édicte un pouvoir omnipotent, on se pose immanquablement cette question : « et moi, qu’aurais je fait ? »
Il y a du Robert Merle et du Costa Gavras dans cette histoire. Et il y a surtout du Bernard Coat du meilleur crû.
Et vous, qu’auriez vous fait ?...

 

 

Alex Nicol

 

 

Avant-propos :


Ce mois de juillet de l'année 1966,  était l'un des plus tristes faits de l'histoire culturelle de l'Argentine, "La nuit des longs bâtons".  La dictature organisa une répression terrifiante sur les enseignants et les  étudiants des facultés de Buenos Aires. Cette répression encouragea la  délation. les enfermements et tortures comme moyens pour une solution finale menant vers le chaos. Hormis les atrocités quotidiennes, le résultat fut la révocation et la démission de plus de 700 enseignants qui quittèrent le  pays pour poursuivre leurs carrières à l'étranger. Ces jours-là, un homme tourmenté, le professeur d'université Galvano, découvrit à ses dépens la perversité des hommes, d'un système. Une terrible réalité dépassant encore une fois la fiction.

 

Bernard COAT

 

 La version e-book publiée par NUMERIKLIVRES, la réédition papier est associée avec " Les docks de sang."

 

 

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Extrait :

 

Le film reprit.
   Galvano est toujours à son bureau, écrit, feuillette, prend des notes, il est seul en proie avec ses réflexions.
   — C’est le matin, explique le bureaucrate en montrant Galvano qui s’anime à l’écran.
   Vers 7 heures et demie, il se lève, quitte sa mère, prend le bus. Puis travaille dans son bureau à l’université.
   — Savez-vous quel jour c’était ? demanda le bureaucrate à Galvano.
   — Je ne peux pas le dire, un jour comme ils étaient tous à cette époque.
   Le bureaucrate regarda l’heure.
  — Je vais me faire comprendre très vite. Sachez d’abord ceci.
 Il prit un air important.
   — Je crois qu’il n’y a pas d’homme suspect ayant une profession, une position sociale en vue dont on n’ait fait un film. Les films décrivent la vie de chacun à la perfection.  
   Pablo Suarès se détourna pour éviter son regard.
   Le bureaucrate se tourna vers Galvano qui se recueillit.
   — Je dois reconnaître que ces films donnent une parfaite représentation de notre existence. Notez bien, que nous aussi, fonctionnaires du nouvel ordre, nous sommes filmés. En dehors de nous, seulement quelques hauts fonctionnaires les ont vus.
   — Tourne-t-on aussi des films sur les juges ? demanda Galvano.
   — Je ne sais que peu de choses sur les juges et les magistrats bien placés ; je considère la chose comme possible. À priori nous ne verrons jamais ces films. De quel droit ? Il suffit qu’eux nous connaissent avec exactitude.

 

 

 Prólogo:


Este mes de julio de 1966, fue uno de los hechos más tristes de la historia cultural de Argentina, "La noche de los bastones largos". La dictadura organizó una represión terrible sobre los docentes y estudiantes de las facultades de Buenos Aires. Esta represión alentó informantes. los encarcelamientos y torturas como un medio para una solución final que conduce al caos. Aparte de las atrocidades diarias, el resultado fue el despido y dimisión de más de 700 profesores que abandonaron el país para continuar su carrera en el extranjero. En estos días, un hombre atormentado, profesor de la universidad Galvano, descubierto a su costo de la perversidad de un sistema. Una terrible realidad una vez más superando la ficción.

 

Bernard COAT

 

 

La version papier est associée  avec " Les docks de sang".

 

 

 

 

 


 

 

 

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18/01/2015